La manipulation assasine

La manipulation tue plus d’innocents que de coupables.

Dans un pays démocratique, la parole est libre. Le questionnement légitime.

On s’aperçoit cependant que, dans un pays comme la France certains sujets ne sont pas traités démocratiquement. 

Dans l’extrait ci-après (déjà publié)

Les tueurs de la république de V. Nouzille p109

Je questionne le travail journalistique. L’auteur traite d’assassinats perpétrés principalement à l’étranger  par les services secrets de l’état français. Au détour d’une phrase s’immisce la notion d’actions commises en Corse à l’encontre de nationalistes sous l’égide de la cellule antiterroriste.

Une phrase.

L’affirmation est de taille lorsque l’on connaît le nombre de morts que la lutte nationaliste corse a connu.

Une affirmatiom de cette amplitude n’a pas été imprimée sans preuve à la légère. Le journaliste n’en dit ou ne peut en dire plus.

On pourrait imaginer que le judiciaire se saisisse de la question, rien que pour élucider certains méfaits. Mais rien, bien évidemment.

La sûreté de l’état permet de commettre des actes au dessus des lois sous le couvert du secret d’état.

Personne ne questionne ce droit de l’état qui est de œuvrer pour sa sûreté et sa propre sécurité.

Pourtant on se rend compte ici que la démarcation entre dictature et démocratie est assez floue.

Pour infiltrer, il faut mentir, pervertir, corrompre afin de modifier l’ordonnancement naturel des relations humaines, des dynamiques socio-culturelles.

Infiltrer une personne ciblée est un travail de longue haleine, loin d’être anodin- il détruit sans piété des destinés.

Il faut rappeler la différence entre un terrorisme qui tue sans discrimination pour une idéologie et des actions à visée politique jugées terroristes par les moyens employés sans occasionner de blessés.

La discussion ne se porte pas sur la cause nationaliste corse bien qu’elle s’y réfère directement.

Si l’affirmation énoncée d’une façon presque anodine n’est pas adressée publiquement, si elle ne fait pas l’objet d’un questionnement au gouvernement, la porte est grande ouverte à d’autres agissements d’une ampleur beaucoup plus vaste qui ne pourront jamais être adressés avant des décennies.

Jusqu’où l’état a été pour garder la totale souveraineté d’un territoire où les citoyens qui se sont exprimés démocratiquement se sont prononcés en faveur d’une Corse unie autour de ses valeurs ?

Jusqu’où l’état a été pour casser une mentalité, une langue, des traditions ?

Je reprends la référence du harcèlement en réseaux.

Si l’on énonce qu’il existe un maillage de la société où les différentes confrèries, syndicats, ordres professionnels, groupes font l’objet de manipulations pour des motifs qui les éludent, pensant agir singulièrement sans réaliser que c’est toute une démocratie qui est en jeu, comment peut-on s’en défendre lorsque l’on a eu vent d’agissements contraire à la démocratie et qu’aucun travail d’enquêtes, de questions au gouvernement n’a jamais été adressé.

Le harcèlement en réseaux est un phénomène mondial où l’on retrouve des techniques de harcèlement similaires mis en pratique aux quatre coins de la planète à l’encontre de citoyens sans notables particularités. Cependant lorsqu’on se tourne vers la Corse, ce phénomène bizarrement disparaît pour se confondre à la politique, se transformer en vendetta.

Il est fortement surprenant qu’en parcourant la planète l’un fasse l’objet d’un harcèlement ciblé et que ce harcèlement, en touchant cette île méditerranéenne devienne une vendetta sous couvert d’un secret dont la ou les personnes ciblées ne connaissent rien.

A moins que la mafia Corse ne détienne toutes les communications, contrôle toutes les forces armées, les transports, il est très difficile de raisonner entre deux valeurs opposées.

La situation n’est pas anodine. Elle reflète une manipulation qui est aiguisée à la perfection, poussée à l’extrême.

Quelqu’uns qui liront ces lignes penseront comprendre la manipulation dont ils ont eux-mêmes faits l’objet pour le bénéfice d’un état qui œuvre pour sa cause,

D’autres y liront une vendetta mal interprétée.

L’affaire est un sac de nœuds et tourne parfois au burlesque. Reste que le jeu n’est pas simplement dangereux, il est mortel, innocents compris, si tant est  qu’il y ait des coupables. Coupables pour avoir défendu des idées politiques ?

Ce sujet n’est traité que très succinctement sur ces pages.

Les détracteurs s’engouffriront dans les failles laissées

Cependant,

Quoi qu’il arrive

Il faut se rappeler que la mafia en son sommet le plus haut est étatique et qu’elle ne connaît aucune frontière.

Entre son sommet et sa base, il y a beaucoup à disserter. Tout le monde a sa place, fervents défenseurs de la mafia mafieuse compris.

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